Longtemps, le réflexe face à un mal de dos était de s'allonger et d'attendre que ça passe. Les recommandations ont changé : pour la plupart des lombalgies communes, rester actif est aujourd'hui l'un des piliers de la prise en charge.

Ce que dit l'OMS

En 2023, l'Organisation mondiale de la santé a publié ses premières recommandations sur la prise en charge non chirurgicale de la lombalgie chronique commune. Elles insistent sur l'importance de rester physiquement actif (par exemple, marcher) et de continuer ses activités sociales, professionnelles et quotidiennes qui ont du sens pour soi. L'éducation et les conseils structurés font aussi partie des interventions recommandées.

Le repos strict et prolongé n'aide pas la majorité des maux de dos communs. Le mouvement adapté, lui, fait partie du traitement.

Pourquoi bouger aide

Rester immobile trop longtemps enraidit, déconditionne les muscles et entretient souvent la douleur et l'appréhension. Reprendre progressivement le mouvement aide à retrouver mobilité, force et confiance — trois leviers essentiels de la récupération.

Attention quand même

« Rester actif » ne veut pas dire « forcer dans la douleur » ni ignorer certains signaux. Une douleur qui descend fortement dans la jambe, des troubles pour uriner, une faiblesse marquée, de la fièvre ou une douleur après un traumatique important nécessitent un avis médical rapide.

Le rôle du kiné

Mon job, c'est de t'aider à bouger intelligemment : doser l'effort, choisir les bons exercices, lever les peurs, et te redonner de l'autonomie pour que ton dos redevienne un allié, pas une source d'angoisse.

Sources

Organisation mondiale de la santé. « WHO guideline for non-surgical management of chronic primary low back pain in adults in primary and community care settings », 2023. who.int

Résumé et implications : PMC, 2024. pmc.ncbi.nlm.nih.gov

Cet article a une visée informative et ne remplace pas un avis médical personnalisé.